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poème "humidité perpétuelle" © 2007 [Stéphane Varloteaux, autogènE]
la bouche emballe qui a suce avale mache tant d’air de morts et de nausees de luxe que fastueux du sentiment vertical, nos contenants s’entretiennent du temps qu’il fait, en nous sans doute, alors que je me dresse, je suis le singe cependant vertical, et que les cœurs au fond des bouches, enfouis dans la mort autruchienne, relaient le sang incontinent. reste autour du sang qui nous fit humide, perpetuelle humidite, engage l’inexorable pourrissement, inexorablement le sexe.
poème "grignotage" © 2008 [Stéphane Varloteaux, autogènE]
le cochon est dans la truie comme un cheval fondu de Troie mort sapin flapi terré attendant qu’on l’enfume pour débusquer sa milice creuse à laquelle frappent les phrases tendues comme des bâtons de temps et laisse résonner à l’infini la bête de somme en pleine clôture depuis toujours la tête bêche la jungle locale remué déjà un peu l’humus et les dépôts d’hiver comme si soudain quelque chose à planter une autruche ou le cri mûr du clou écrasé dans l’oreiller de plâtre la densité de l’instant dans laquelle l’âme s’enfonce à perte de sens les jours laissés sur le bord de l’assiette rappel du grignotage le cœur jour après jour picoré la poule à plume convenue et quotidienne quelque chose désormais en toi taille la route et le vent remue joyeusement les dépôts mus en paillettes aquatiques
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